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Lecture méditative de la Sri Atma Gîta

by Stéphane Ayrault

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La Sri Atma Gîta, aussi connue sous le nom de l'Uddhava Gîta est un joyau de la sagesse et littérature védique. Ce texte en forme de prose retrace le dernier entretien du Maître Krishna à son disciple bien-aimé, Uddhava, à la veille de son départ de la terre. Lors d'un dialogue, il lui dévoile le chemin de la libération et la reliance de l'âme individuelle avec l'Ultime. C'est une lecture méditative pour la paix intérieure et la bienveillance.

Script

La Shri Atma Gita.

Lors de cette lecture méditative,

Je vous invite à vous asseoir confortablement et fermez les yeux.

Prenez une grande et profonde respiration et relâchez.

La Shri Atma Gita,

Aussi connue sous le nom d'Uddhava Gita,

Dernier entretien du maître Krishna avec son disciple bien-aimé Uddhava,

À la veille de son départ de la terre.

Sutta,

Le sage,

Raconte « Aum !

C'est l'Atma Gita que je vais chanter.

En l'écoutant,

Un homme peut être libéré,

Tout cœur réceptif aux divines paroles du Seigneur Aré devient le symbole.

Sur la roue du changement,

Un homme est emporté jusqu'à ce que l'Atma Gita lui soit révélée.

Et l'endroit même dans lequel elle est chantée devient à son tour un lieu d'amour sacré.

Aum !

Assigne-toi la fin la plus élevée.

Chaque jour,

Relis ou psalmodie ce poème,

Tu y gagneras la connaissance suprême.

Et les fautes du passé seront toutes effacées.

À qui entend ce chant au moment de la mort,

Shri Krishna par amour accorde un sublime sort.

Et ceux qui généreusement donnent ce chant à leur tour deviennent assurément unis à lui pour toujours.

Aum !

Ô âme qui est assoiffée de vérité !

Venez goûter le nectar des lèvres de Krishna.

La mort n'a plus de prise sur qui entend la Gita,

Et la précieuse paix de Dieu lui est révélée.

Shri Krishna parle.

Ô noble Uddhava !

Souviens-toi de mes propos quand je ne serai plus là pour te souffler ces mots.

Abandonne tout attachement,

Offre tout attrait,

Pour ce monde sensible de relation et d'affect.

Le sentiment du moi,

Entité séparée,

Doit être dépassé pour voir la vérité.

En toute chose se manifeste un soi unique,

C'est lui que tu perçois comme l'univers physique.

Le soi est la source de l'univers entier,

Sa conscience en façonne les formes prolifiques.

Bien qu'elles changent et disparaissent sans tarder,

Ils demeurent,

Lui,

Le soi unique,

Éternellement identique.

Alors Uddhava,

Ne fais fond que sur le soi.

Garde un mental stable,

Inaltéré par le monde.

De tout désir égoïste,

Ton cœur est monde,

Si tu veux t'éveiller et savoir tout sur toi.

De la sagesse ayant reçu le bénéfice,

Intimement uni à l'univers entier,

Ayant trouvé le soi,

Et dans le soi le délice,

Alors,

Même vivant sur terre,

Tu vivras libéré.

Le bien et le mal étant pour l'or dépassé,

Sans orgueil et sans honte,

Tu agiras comme il s'y est.

Envers tout un chacun,

Aimant,

Doux et gentil,

Tu ne verras plus que l'un,

Et y fondras ton esprit.

Uddhava à Krishna.

Ô Krishna,

Mon Dieu,

Âme unique de l'univers,

Afin que je m'éveille,

Instruis-moi encore.

Mon esprit est si gourd que je ne saisis guère comment me libérer de la prison du corps.

Shri Krishna parle.

Écoute Uddhava,

En moi,

Prends refuge.

Accomplis tes tâches et travaille fidèlement.

Du vouloir insidieux,

Évite les subterfuges.

Abandonne-moi ton mental et tes sentiments.

Ce monde,

Que les sens révèlent,

N'est qu'un rêve.

Rien en lui n'est conforme à ce qu'il paraît être.

Garde ton mental ferme,

Souviens-toi de moi sans trêve,

Et fais ce que tu dois sans te compromettre.

Travailler à son plaisir pour seul dessein ne conduit qu'à la ruine et à l'obscurité.

Les œuvres accomplies pour le service divin engendrent pour fruit la paix et la liberté.

L'esprit en éveille,

Sur moi toujours fixé,

Abandonne-toi sans crainte et vis ta liberté.

Renonce à l'illusion du moi et du mien et par la dévotion deviens partie du divin.

Accorde à tous tes frères de semblables égards,

Ne vois qu'un soi dans l'objet de tes regards.

Ayant dissipé les doutes par la vérité,

Éveille-toi de ce rêve.

Conquière ta liberté.

Quand tu es affranchi des désirs de cette terre,

Rien ne peut plus t'ébranler ni te mettre en colère.

Insensible au flatteur comme aux propos insidieux,

Oudava,

Sois libre,

Maintiens ton esprit en Dieu.

Oudava à Krishna.

Ô Krishna,

Chacun sait que ce monde est mouvant,

Éphémère et fuyant comme un tourbillon de poussière.

Pourtant,

Tous s'affairent à satisfaire leur penchant,

Tenaillés par la luxure dont leur âme est prisonnière.

Puisque douleur et misère sont le lot de ceux qui cherchent leur plaisir dans les objets d'essence,

Dis-moi,

Cher Krishna,

Comment il se peut que les hommes se complaisent ainsi dans leur souffrance ?

Shri Krishna parle.

Oudava,

Ces pauvres hommes ignorent la vérité.

Ils n'ont ni la paix ni la jouissance procurée par l'expérience béatifique du soi conscient,

Qui,

Dans la myriade des formes,

Est omniprésent.

Ces hommes s'abusent en croyant que le soi s'identifie au sens,

Au mental ou au corps.

Leur illusion les conduit,

Trahis par leur émoi,

À des rêves de concupiscence jusqu'à leur mort.

S'adonnant pleinement à ces instincts lassifs,

Un homme insensé ne récolte que la souffrance.

Mais,

Détourné des passions,

L'homme de connaissances cueille un fruit divin infiniment plus jouissif.

Alors,

Oudava,

Abandonne ta liturgie.

Veille sur ton mental avec grande fidélité.

Détourne les yeux du monde et de sa comédie.

Reviens au soi,

À chaque instant et chaque pensée.

Tel est ce qu'on appelle le yoga suprême.

Je l'ai appris aux hommes,

Je l'ai appris aux dieux.

Voici à présent,

Oudava,

Les paroles mêmes dites au grand sage Sanaka en ces temps fabuleux.

Le sage Sanaka me posa cette question.

Les objets des sens attirent à eux l'attention et leur image dans le mental reste imprimée.

Comment de l'empire des sens puis-je me libérer ?

Ce que tu dis est vrai,

Lui assurerai-je un jour.

Mais,

Tu n'es ni le mental,

Ni l'objet des sens.

Un seul Je existe,

Libre et divin pour toujours.

Connais-le et de la vraie liberté tu auras la jouissance.

Cette vision plurielle aux lieux et places de l'unique n'est qu'une manière de rêver les yeux grands ouverts.

Il n'y a d'autre réalité que la conscience cosmique.

Éveille-toi de ce rêve et ta liberté conquiert.

Disperse l'illusion obscure par la vérité.

Mets en lumière le soi par la connaissance.

Réalise qui tu es,

Sois libre en conséquence.

Se dévouer au vrai est l'unique amour avéré.

Aujourd'hui le monde est,

Mais il va disparaître.

Image des formes vaporeuses qui dans le ciel dansent.

Une unique conscience existe qui nous paraît être l'univers chatoyant qui s'offre à nos cinq sens.

Retire ton attention du monde ou du paraître.

Laisse tomber la fébrile quête des plaisirs de la vie.

Préfère lui la paix de l'esprit et la béatitude de l'être.

Ne retombe plus dans l'erreur et les conflits.

Celui qui,

Une fois,

A goûté l'extase du soi,

Peut sans crainte évoluer parmi les objets d'essence.

Son mental n'offre plus de prise au désarroi.

Son cœur est en Dieu.

Son âme connaît la délivrance.

Tel est le secret enseigné à Sanaka.

Le but de tout homme est la plus noble des voies.

Vénère Dieu comme le soi qui réside en ton cœur.

N'ayant Dieu que pour lui,

Sans attachement,

Demeure.

Uddhava à Krishna.

Cher Krishna,

Les sages ont donné plusieurs chemins pour accomplir l'humain voyage vers le divin.

Je voudrais savoir,

Seigneur,

Quel est le meilleur ?

Se pourrait-il qu'ils aient tous même valeur ?

Shri Krishna parle.

Uddhava,

Mon enfant,

Il existe bien des voies que les sages ont montrées pour jouir de l'absolu.

Quel que soit le chemin,

Chacun d'eux est vertué à la conscience de Dieu.

Qu'importe le choix de la foi.

Amour,

Contrôle de l'esprit ou introspection ?

Foi,

Sagesse ou service humble de l'humanité ?

Vers Dieu,

Toutes ces voies sont également dirigées.

Mais de toutes,

La plus haute reste la dévotion.

Le doux amour de Dieu est père de toutes les joies.

L'univers déborde de son exaltant amour.

Uddhava,

Réjouis-toi,

De Dieu tu es le séjour.

Offre-lui ta vie,

À son service,

Dévoue-toi.

Comme le bois se consume dans la flamme d'un brasier,

L'amour dévotionnel brûle les désirs mondains.

L'homme peut,

Dans l'étude,

Chercher la félicité.

Mais Dieu qui est amour,

Par l'amour seul est atteint.

Sans amour pour Dieu,

Toute étude est stérile.

L'amour seul,

À la béatitude nous conduit.

La joie dans le cœur,

C'est un mensage est béni,

Qui sert Dieu avec amour.

C'est la voie habile.

Uddhava,

De la grâce,

Assure-toi le soutien.

En suivant le chemin adopté par les saints,

Rend hommage à Dieu par des chants de dévotion.

Ne vise que son service dans toutes tes actions.

Détourne-toi des désirs que le mental héberge.

Abandonne tout pour l'amour de divine essence.

Offre ton mental à Dieu.

Recouvre ton innocence.

Pour quand ton âme,

Enfin,

L'amour divin émerge.

Ce but est le plus haut qu'on puisse se fixer,

Vivre dans un corps d'homme,

Extase et liberté.

Ravissement sans fin,

Omniscience,

Pouvoir divin,

Reviennent à celui qui rend son mental à Dieu.

Alors Uddhava,

Réfrène,

Je te prie,

Ce désir de jouir du monde que la sensualité t'inspire.

Avec amour pour le soi,

Regarde à l'intérieur,

Ta vraie richesse est là.

Médite en profondeur.

Sois équanime,

En esprit comme en acte,

Calme dans la tourmente du plus terrible ouragan,

Fustigé en proie au commérage inexact.

Souviens-toi du soi et demeure toujours constant.

Ne laisse pas la haine prendre possession de toi,

Ni la colère te pousser à rendre coup pour coup.

Maintiens ton esprit introverti sur le soi,

De l'erreur rejette définitivement le joug.

Uddhava Krishna,

Ô maître,

Cher guide,

Incarnation de l'âme du monde,

Quand on est objet d'insultes,

De propos immondes,

Il est bien difficile de conserver sa paix.

Montre-moi,

Je t'en prie,

Comment cela se fait ?

Shri Krishna parle.

C'est vrai,

Rien n'est plus difficile assurément.

Les paroles malicieuses nous blessent bien souvent,

Comme des flèches acérées elles percent la carapace.

C'est à peine si,

À la souffrance,

On peut faire face.

Mais Uddhava,

Mon enfant,

Laisse-moi te conter l'histoire d'une personne cruellement éprouvée par les tourments et la misère sa vie durant,

Que pourtant n'affecta ni douleur ni conflit.

Cet homme fut d'abord riche et follement orgueilleux,

Jusqu'au jour où le sort lui fit perdre tous ses biens.

C'était un bienfait sous un aspect malheureux,

Car il saisit sans tarder d'où la vraie richesse vient.

Il explora son âme en chercheur véridique.

De par le monde errant,

En saddou,

En mendiant,

Étant aux yeux du monde dans un grand inhumant,

Il s'enrichit bientôt d'une maîtrise authentique.

Les autres,

Le voyant solitaire et détaché,

Voulurent l'éprouver en le traitant rudement.

Partout où il allait,

Tout en le méprisant,

Avec des mots ou des pierres,

Il visait à le blesser.

Quoiqu'il fût traité par tous avec méchanceté,

La vérité du soi,

Il eut toujours en vue.

Tourmenté sans trêve,

Martyrisé et trompé,

Il dissolvait sa peine dans ce champ continu.

Ni plaisir ni tourment n'affectent le vrai soi.

Souffrance et jouissance appartiennent au mental.

Témoin des facéties que notre esprit conçoit,

Le soi demeure liberté et conscience totale.

Le soi,

Comme l'objet que le miroir réfléchit,

Semble être le mental ou l'univers entier.

Ce faisant,

L'homme oubliant son identité,

S'égare dans l'illusion,

D'où la misère s'ensuit.

Les enseignements des sages ont un but commun.

Ils nous montrent la façon de se prendre en main.

La plus haute religion se résume à ceci.

S'établir dans le vrai,

En bris dans son esprit.

Le mental hors contrôle est le seul adversaire.

Il terrasse les hommes par ses armes mensongères.

Oublieux du fait,

L'homme voit le mal en autrui,

Insensé,

Il oublie que la faute est en lui.

Personne ne peut de joie ni de peine me causer car je suis l'un,

Sans changement pour l'éternité.

L'état de transport ou de tristesse que je vis tient à ce qu'au mental,

L'acteur s'identifie.

Le corps et l'esprit sont en constante mutation mais je suis l'un qui contient toute la création.

Libre pour toujours de la honte et de la peur,

Le soi je chéris au plus profond de mon cœur.

Tel est le cantique de mon philosophe errant.

Blessé et torturé par des hommes malfaisants,

Il poursuivit dans la paix que la vérité octroie.

Et traversant les épreuves parvint jusqu'à moi.

Chaque fois que dans l'amour tu t'abandonnes à Dieu,

Le paradis des plois s'émerveille à tes yeux.

Le vrai soi se montre dans un délectable éveil et l'univers dévoile son mystère sans pareil.

Quand ton mental sera devenu stable et clair,

Les idées erronées en fumée s'envoleront.

Du sens erroné de l'ego n'ayant plus que faire,

Les apparences plus jamais ne t'asserviront.

L'esprit paisible dans le soi absorbé,

Portant sur tous un regard d'équanimité,

Au-delà du jugement et d'ego dépouillé,

Totalement détaché,

Tu vivras libéré.

Que peut-il rester à conquérir pour cet homme qui est rempli d'amour et puis en lui sa joie ?

Ses paroles sont justes et il purifie les hommes,

Qu'il écoute parler de celui qui tout perçoit.

Comme le feu,

Il réduit en cendres le péché et illumine la nuit la plus enténébrée.

Vivante bénédiction,

Tel un navire puissant,

Il cingle vers la béatitude via l'océan.

Manger nourrit la vie et la vie soutient l'homme.

De même,

Le sage libéré est le sauveur des hommes.

Le soleil qui,

Du ciel,

Éclaire terre et firme à ment,

Ne peut même pas lui être comparé un instant.

Laisse-moi te dire à présent,

Odava mon fils,

Ce qui est à faire pour gagner la vérité.

Dans mes préceptes,

Tu trouveras la félicité,

Et la sagesse de la mort t'épargnera le calice.

Éveille-toi à la connaissance.

Dieu est ton soi.

Laisse-toi guider par lui en toutes tes actions,

Sans réserve.

Mets-toi à sa disposition,

Et ton cœur sera plein de son amour pour toi.

Choisis ton modèle parmi les hommes les plus saints.

C'est sage dont la vie n'est que dévouement pour Dieu.

Et suivant leur exemple,

Apprends le trois chemins.

Ne vois que l'unique dans cet univers spacieux.

Ô noble Odava,

Ta vision doit être pure,

Pour ne voir que Dieu dans cet univers profus.

Cette manière de voir libère l'âme pour son salut.

D'une seule conscience à l'œuvre,

Sent partout l'infacture.

Convaincu qu'en tout homme,

Le souffle divin vibre,

Le concept de l'autre abandonnera ton esprit.

Réalise cette vérité et rend ton cœur libre de colère,

De haine et de perfide jalousie.

L'homme qui a vu Dieu le perçoit en toutes choses,

En chaque être.

Il lui vaut une vénération.

De tous les cultes qu'à Dieu l'homme rend,

Le plus grandiose consiste à tout traiter comme sa manifestation.

De cette connaissance,

Je te fais dépositaire.

Grâce à elle,

En cette vie,

Tu peux te libérer.

Tu peux te détourner des choses éphémères et par le vrai soi atteindre l'immortalité.

Chers frères,

Conclut Sutta,

Ma chronique est finie.

D'où Dava et Krishna qui jadis ont vécu,

Le nectar qui dans ses propos est contenu,

Mais chaque homme en mesure de toucher l'infini.

Hommage à l'âme unique qui prit corps en Krishna,

Ce chant,

L'atma-gita,

De sa gloire témoigna.

Puissent les hommes se libérer par cette noble gita tirée du schéma de Bhagavatam Purana.

Dans cet état méditatif,

Je vous laisse vous imprégner de ces paroles.

4.8 (37)

Avis récents

Patrick

November 9, 2024

Merci pour cette lecture qui continue à ouvrir ma conscience de l'existence immatérielle du divin, que nous portons en nous 🙏

Aline

June 5, 2024

Très beau texte, très inspirant. Je vous souhaite une belle soirée 🙏

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