
Traverser l'adversité: La Patience des 3 jours! 3/5
by Florence
Dans ce cheminement pour s'autoréguler face à l'adversité, le jour 3 nous rappelle la patience que cela prend lorsque l'on décide de s'assoir en conscience avec ce qui est difficile au lieu de s'agiter. Cette posture implique de développer l'auto-compassion pour embrasser son expérience telle qu'elle est.
Script
Alors je vous invite à prendre une position confortable,
Les yeux peuvent être fermés ou le regard pointé vers le bas,
La moitié ouverte,
Les paumes de main sont tournées vers les cuisses en contact avec la jambe et vous déplacez l'attention dans la posture,
Dans l'assise.
Cette méditation,
C'est la troisième méditation dans ce chemin pour retourner le regard à l'intérieur de soi et cheminer à travers un défi,
Une adversité,
À travers des peurs.
C'est la troisième méditation qui vous accompagne jour après jour,
À travers ce passage et pour faire le lien avec la méditation d'hier,
Je vais vous inviter à vous ramener à l'expérience de votre souffle,
À son cycle,
À l'inspire et à l'expire.
C'est comme un cycle qui est prédictible et en même temps qui nous met en contact avec l'impermanence,
Tout passe,
Tout change.
Vous pouvez faire l'expérience de la respiration en trois temps,
En gonflant le bas du ventre,
La partie abdominale puis les poumons et en expirant en trois temps également depuis le ventre,
La partie abdominale et les poumons.
Si vous remarquez que la respiration ne vous conduit pas jusqu'au bas du ventre,
C'est totalement normal,
Vous observez.
Vous observez jusqu'où circule le souffle au début de cette pratique.
Peut-être que cette première prise de conscience nous amène à contacter une tension au niveau du souffle ou pas.
Dans cette première étape,
Vous replacez ce regard d'observateur,
Un observateur qui jette la lumière sur ce qui est sans juger ou évaluer.
C'est comme ça aujourd'hui.
Ce n'est pas seulement un observateur neutre,
C'est un observateur qu'on qualifie souvent de bienveillant.
Ça veut dire que c'est un observateur qui embrasse,
Qui étreint la réalité telle que je la vis en ce moment,
Ma réalité telle que je la vis intérieurement.
Souvent,
On a besoin de quelqu'un à l'extérieur de soi pour nous refléter.
On peut apprendre à développer ce regard à l'intérieur de soi,
Mais ça prend ce même type de relation de confiance.
Ça prend beaucoup de confiance pour laisser l'autre nous refléter,
Ce qu'il perçoit de nous.
Ça prend la confiance dans sa bienveillance surtout.
Quand vous vous installez dans la pratique et que vous méditez,
Vous pouvez adopter ce regard sur vous-même.
C'est ça qui est présent.
Ce n'est pas bien,
Ce n'est pas mal,
C'est juste ça qui est présent en ce moment.
La seule chose que je veux développer,
C'est la capacité d'aller à la rencontre de ce qui est.
Certains jours,
D'accueillir la fleur de ma vulnérabilité.
Je le sais,
Vous le savez,
C'est incroyable tout ce qu'on peut mettre en place pour justement s'éloigner parfois de ce qu'on ressent,
De ce qu'on vit intérieurement.
Certains jours,
Ça prend du courage de s'asseoir avec soi-même,
De retourner le regard à l'intérieur.
Ce que je développe dans ma pratique,
C'est cette confiance qu'au fil des minutes,
L'expérience se transforme.
Au fil des minutes,
Quand je respire en méditation,
Parfois au fil des jours,
Si je traverse une épreuve,
Un stress,
Je peux avoir confiance qu'il y a quelque chose qui se décante.
Je peux avoir confiance dans le processus,
Dans le cycle.
Alors si on a parlé d'observer de façon bienveillante,
D'accepter d'être avec ce qui est,
De l'embrasser,
De l'étreindre,
De s'y ouvrir avec confiance dans le processus,
Il reste qu'on est le troisième jour.
Il se peut que la peur soit toujours là,
Que l'attention soit toujours manifeste,
Que le stress soit toujours bien présent.
J'ai beau savoir que c'est un passage de sortir de ma zone de confort et d'affronter mes peurs,
Parfois je perds patience.
Parfois je perds patience même au cours de vingt minutes de méditation.
Ce qui me semble important de rencontrer pour les cinq dernières minutes de cette pratique,
C'est la patience.
Alors je vais vous laisser dans le silence pour observer votre rapport avec cette expérience qui interpelle la patience.
Combien de fois dans une journée j'ai l'opportunité de travailler ma patience ?
Combien de fois dans une journée j'ai l'opportunité d'observer mon impatience ?
Quelle richesse d'apprendre à s'asseoir et à patienter ?
Au terme de cette pratique aujourd'hui,
Je vais vous inviter à ouvrir les yeux en veillant à maintenir cette connexion que vous avez établie avec votre intériorité avant de revenir aux circonstances extérieures.
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